Carte d’identité :
Nom scientifique : Salvelinus alpinus
Noms usuels : Omble chevalier, omble artique, truite rouge
Description :
L’omble chevalier a une morphologie très proche de la truite commune. Son corps est fusiforme et est recouvert de nombreuses petites écailles. Sa coloration varie en fonction du milieu où il vit mais également au cours de sa croissance. Ses flancs sont gris-orangé, le ventre rose, le dos gris-bleuté et il est ponctué de nombreux points jaune pâles, y compris sur la nageoire dorsale. Ses nageoires pectorales, pelviennes et anale sont bordées, à l’identique du saumon de fontaine, d’une bande de couleur blanche laiteuse caractéristique. Sa taille moyenne est en général de 30 à 35 cm pour un poids de 400 gr environ. Cependant, il peut atteindre la taille respectable de 90 cm pour un peu plus de 10 Kg. C’est un poisson maigre dont la chair est appréciée (valeur énergétique : 180 Kcal/100 gr, proteines 22 %, acide gras 5 à 8 %).
Mode de vie :
L’omble chevalier est en France un poisson essentiellement lacustre, autochtone dans plusieurs grands lacs (Léman, Bourget, etc ...), qui vit dans des eaux profondes (entre 30 et 70 mètres de fond), froides et bien oxygénées. Il se nourrit d’organismes planctoniques et ne néglige pas quelques alevins et petits poissonnets. Il se reproduit en hiver sur des omblières : zones de graviers à une profondeur importante mais néanmoins bien agités par un courant de fond. En période de reproduction les couleurs de sa robe s’intensifient et deviennent éclatantes, surtout sur le ventre qui devient rougeâtre. Sa fécondité est relativement faible puisque la femelle expulse seulement 1000 ovules par kilo de son poids. Sa longévité est de 20 ans, durée de vie plutôt longue pour un salmonidé.
Répartition géographique :
L’omble chevalier est un poisson originaire des zones artiques et qui a été isolé dans les lacs alpins depuis les périodes glaciaires. Sa grande vulnérabilité à la pollution le rend assez fragile et nous oblige régulièrement, face à la dégradation de la qualité des eaux en milieu lacustre, à soutenir les effectifs par des alevinages. On l’a introduit avec succès dans des lacs naturels et de barrage dans les Alpes, la Franche-Comté, les Vosges, le Massif Central et les Pyrénées.
